Voir d’où nous venons… nous dit où nous allons.

Je viens de trouver cette réflexion très profonde d’Aimé Michel, écrite en 1975, prophétique…

LE GRAND DESSEEIN :
Voir d’où nous venons nous dit où nous allons.
(Aimé Michel – Question Den° 7, 1975. Extraits)

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L’avenir est un gouffre. C’est sur ce gouffre que je me penche.
Quel est-il?
Je dis premièrement que la question n’est pas vaine.
Car si par une voie quelconque nous arrivions
à nous faire une idée du futur, tout le sens du présent s’en trouverait changé.

Ce n’est pas rien de SAVOIR…
…pourquoi l’on aime, l’on souffre, l’on vieillit, l’on meurt.

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 Le désenchantement matérialiste naît de son absence d’avenir.

Je dis ensuite que cette question n’est pas davantage chimérique, car la science cosmologique et l’ensemble des faits d’évolution que je viens d’évoquer donnent son vrai sens au mot de Valéry: « Nous entrons dans l’avenir à reculons ».
À reculons, certes, parce que notre regard ne porte que sur le passé et que nous ne pouvons connaître que lui directement.

Et je me désespère, je l’avoue, de n’avoir jamais su trou­ver une expression fulgurante à cette fulgurante révélation jetée à notre face par la science récente.
Parce que  voir d’où nous venons nous dit où nous allons.
Essayons de comprendre cela.

La genèse d’une étoile et de ses planêtes

La genèse d’une étoile de type solaire est une chose longue, complexe, pleine de rebondissements, et qui part de très loin.

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À l’origine, je l’ai dit, tout n’est qu’hydrogène.
Or à mesure que les événements se succè­dent dans l’espace céleste, et cela dès le début, on voit ces événements évoluer dans un sens, toujours le même, celui qui aboutit, après des milliards d’années, à la formation de l’étoile, comme si elle était le but assigné à la machine cosmique.

Un but? Mot énorme! Mot encore naguère hérétique et maudit!

Et cependant les substances les plus abondantes dans une telle étoile de type solaire sont dans l’ordre l’hy­drogène, l’hélium, le carbone, l’azote et l’oxygène.

À l’exception près de l’hélium, qui joue un rôle particulier dans la combustion, l’étoile a donc déjà la formule générale des corps vivants.

Animaux Arts235 copieMoi aussi, je suis fait essentiellement d’hydrogène, de carbone, d’azote et d’oxygène.

Autre­ment dit, encore une fois, tout se passe comme si l’immense alchimie cosmique tendait, inexorablement, à faire apparaître les éléments de la vie.

Eh bien, il se trouve que c’est précisément à cet instant-là, quand le tableau chimique de la vie est obtenu dans l’étoile, que celle-ci se met à enfanter un système planétaire.

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Les datations, notamment obtenues grâce à l’astronautique, montrent que la formation du système solaire avec ses planètes précède tout juste l’apparition de la vie sur Terre.

Comme je l’indiquais plus haut, la vie n’a pas attendu.
Elle est apparue aussitôt, avec la même patiente hâte que tous les événements qui l’avaient préparée.

Les planètes datent de quatre milliards d’années, les plus anciennes traces de vie de trois milliards huit cents millions d’années.

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Et l’on sait qu’aussitôt appa­rue, la vie s’est mise à évoluer de plus en plus vite dans le sens de la complexité.

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Quand on regarde dans la lunette, c’est bien le passé seulement que l’on voit.

 Quand donc, imitant Galilée, on regarde dans la lunette, c’est bien le passé seulement que l’on voit.
Mais un passé limité et obstinément orienté.

Si incompréhensible que cela soit, notre monde a commencé, puis a évolué vers la vie et la pensée comme un œuf en couveuse.

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C’est ainsi que les choses apparaissent à l’observation.
Cela ne découle d’aucun raisonnement, cela n’implique aucune hypothèse, aucun système. C’est ainsi, tout simplement.
C’est à cela qu’il faut adapter ses théories et ses croyances, si l’on tient à en avoir.
Toute idéologie qui suppose autre chose est dans l’erreur. Elle se heurte aux faits, elle les nie, elle est donc promise au sort des rêveries sans fonde­ment.

Cette analyse, ou plutôt cette description, nous montre en particulier que tout système centré sur l’homme est un leurre, une illusion de myope. Étant donné que l’évolution n’a pas cessé, qu’elle se poursuit ici, sur la Terre, sous le nom d’histoire, l’homme ne saurait être au cen­tre de rien.
L’homme n’est que le sommet provisoire d’une évolution locale,
celle de la Terre.
L
e propre de l’humain est de poin­ter vers le surhumain

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« L’Univers est une machine à fabriquer des dieux » (Bergson)

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L’aberration de notre temps, monstrueuse à la vérité parce qu’elle est inexcusable, c’est de ne pas voir que le propre de l’humain est de poin­ter vers le surhumain.
L’Univers est bien, comme l’avait dit Bergson, une machine à fabriquer des dieux: voilà pourquoi l’histoire s’accé­lère.

Elle a hâte de franchir l’homme, ce chaînon. Je crois que le vide dont nous souffrons présentement a une signification cosmique, uni­verselle.

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L’angoisse qui pèse sur nous naît de notre inaptitude à n’être que des hommes.

L’homme est une légende.
Dans les pays où l’esprit n’est plus asservi aux seules tâches du salut corporel, il ne sait quoi inventer pour échapper à sa destinée surhumaine. C’était si simple d’être le roi des animaux
!

-18 000 -15 000 Grottes de Lascaux, Ensemble de la scene du puits copie.jpgTrop tard. Le souffle du big-bang continue de résonner dans l’immen­sité de l’espace-temps. Il nous pousse au-delà de nous-mêmes, vers l’inconcevable.
Mais de cet inconcevable, du moins, pouvons-nous dire quelque chose:
c’est le signe PLUS !

Notre futur…
…c’est davantage de conscience, davantage d’intelligence, davantage d’amour.Eugene_Carriere_Maternit_ (330 sur 332) copie

Notre futur, c’est davantage de conscience, davantage d’intelligence, davantage d’amour. Cela, c’est sûr.
Ou alors, c’est un passé de quinze milliards d’années qui se trouverait démenti.

 Quand on a une fois, une seule, pénétré au cœur de ces faits, tout paraît changé. Le présent prend un autre sens.
On ne cesse de découvrir en lui les promesses du futur.
La vie et la mort personnelles sont rétablies dans ce qu’elles sont réellement: des péripéties.

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J’ai écrit précédemment que l’angoisse du matérialisme naît de son absence d’avenir.
Et en effet, quel sens accorder à la vie fugitive de l’homme dans un monde éternel?

Quelle valeur?

le monde n’est pas éternel, il est un travail qui s’accomplit, qui s’ache­mine vers un but.

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Nous ne pouvions espérer de la science nulle révélation plus bouleversante que celle-ci: le monde n’est pas éternel, il est un travail qui s’accomplit,
il est un travail en cours qui s’ache­mine vers un BUT.

Ce travail a commencé et s’est développé jusqu’à nous en laissant des traces que la science décrypte.

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Tout donne à pen­ser qu’ailleurs, dans l’environnement des étoiles plus anciennes que le Soleil, l’immense et mystérieux projet des choses est plus avancé qu’ici.
Nous ne sommes pas seuls.
La condition surhumaine où nous courons existe déjà ailleurs.
Notre aventure a une signification, elle s’inscrit dans un dessein.

C’est l’homme, dernier produit de cet enfantement,
qui a lui-même produit toutes les valeurs morales

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Et nous savons que ce dessein est bon,
puisque c’est l’homme, dernier produit de cet enfantement,
qui a lui-même produit toutes les valeurs morales.

Elles étaient donc inscrites dans le Grand Dessein.
Elles sont un de ses buts.

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«Tu ne douterais pas de moi… sans l’ESPRIT que patiemment je t’ai créé.
C’est Moi, dit la Pensée antérieure à toutes choses,
c’est Moi qu’en doutant, tu attestes.
»

Sans commentaire!

Aimé Michel – dernier message 1975 

Réflexions à creuser sur… l’UNIVERS, un chantier en cours…

Chers lecteurs…

Je reprend mes travaux sur la genèse, — en commençant d’abord par
une nouvelle anthologie de réflexions compilées et annotées par moi,
à partir des textes et des conférences de physiciens et d’astronomes éminents : Etienne Klein, Hubert Reeves, Trinh Thuan, Aimé Michel, etc
classés sommairement par thèmes.
C’est une base de réflexions et de questions à se poser :
aidez moi à la compléter et à la commenter !

Mon corps est fait 200 milliards de milliards de milliards de particules,
 qui existaient déjà dans le chaos initial de l’univers :
c’était des électrons, et des quarks, les unités fondamentales de la matière.…

Au début, il y a 13,7 milliards d’années, toutes ces particules de mon corps, Isolées et indépendantes, erraient en désordre dans un magma chaotique.Aujourd’hui, dans mon corps, elles sont intégrés dans un système extraordinairement complexe et superbement organisée.

Comment l’ordre a-t-il émergé du chaos ?

L’univers et l’HOMME ont une HISTOIRE, une histoire commune !
L’homme de science, aujourd’hui, s’est transformé en historien de la nature :
L’homme de science, en écrivant l’histoire de la matière qui s’organise, écrit sa propre histoire, son autobiographie. 

Tout ce qui existe – pierre, étoile, grenouille ou être humain – est fait de la même matière, des mêmes particules élémentaires. 
Seul diffère l’état d’organisation de ces particules les unes par rapport aux autres. 
Seul diffère le nombre d’échelons gravis dans la pyramide de la complexité. 

En 1900, la matière, …éternelle et immuable?

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Les « savants ». des siècles passés étudiaient une réalité qui leur paraissait » éternelle et in-changeante : les lois des étoiles, les lois des atomes. 
Puis la GEOLOGIE leur a dit :
la terre a une histoire
la PALEONTOLOGIE leur a dit:
les espaces vivantes partagent une histoire; l’homme a une histoire
la COSMOLOGIE leur a dit :
les étoiles, les galaxies et l’univers lui-meme ont une histoire. La structure même du cosmos est en évolution. 

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Au commencement, aucune forme, aucune structure…

les atomes n’ont pas toujours existé :
 ils apparaissent à un instant donné, grâce au jeu combiné des forces gravitationnelle, électromagnétique et nucléaire. 

 

Il y a quinze milliards d’années, l’univers n’était que chaos : température, densité, inorganisation extrêmes. Il n’hébergeait aucune structure, aucun système organisé
la matière s’est organisée à mesure que la température cosmique, en régression continuelle grâce à l’expansion universelle, laissait le champ libre aux diverses forces de la nature. 

les 3 forces entrent en scène successivement quand l’expansion de l’espace et son refroidissement vont le permettre

Chaque scientifique surveille une force de la Nature

L’astronomie nous parle de la formation des galaxies et des étoiles par l’action de la force de gravité sur la purée initiale. 
La physique essaie de comprendre comment, dans le centre incandescent des étoiles, les particules élémentaires entrent en fusion et engendrent les noyaux atomiques. 
La chimie reconstitue les étapes par lesquelles les noyaux et les électrons, éjectés des astres moribonds, s’associent dans l’espace interplanétaire en atomes, molécules et grains de poussière. 
A nouveau à l’œuvre, la gravité rassemble ces petits grains et donne naissance aux planètes solides. Ces événements encore mal expliqués sont l’objet de la planétologie. 
Certaines de ces planètes ont des atmosphères et des nappes liquides où la biochimie, avec le concours de la géologie, tente de comprendre la formation des premières cellules vivantes. 
A ce point, la biologie rejoint la paléontologie pour nous amener, par la voie arborescente des lignées animales, jusqu’aux organismes supérieurs et à l’apparition des hominiens

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Hubert Reeves : un univers qui prend conscience de lui-même, et qui s’interroge sur son âge…

Nous sommes amenés ici à une vision du monde bien étonnante : 
un univers qui prend conscience de lui-même.
La biologie nous apprend que l’homme est le produit d’une longue évolution animale à partir de la cellule.
La biochimie rentrée plus vraisemblable rend très vraisemblable l’idée que la cellule est le fruit d’une chaîne de réactions chimiques À partir de quelques molécules simples.
L’astrophysique nous montre comment ces molécules se sont formés dans l’espace à partir de noyaux atomiquex engendrés dans les étoiles

Il a fallu une longue gestation de 13 7 milliards d’années 
pour engendrer un être capable de conscience,
et capable de demander son âge à l’univers !


L’ histoire de L’univers, c’est l’histoire de la matière qui s’organise.

Quand l’univers apparait, il y a 13,7 milliards d’années, c’est le désordre, le chaos complet. 
Il n’y a aucun organisme vivant, aucune molécule, aucun atome, aucun noyau.
Et d’autre part aucune planète, aucune étoile, aucune galaxie.
C’est une grande purée dans laquelle nagent ce que les physiciens appellent des particules élémentaires. 

On peut se le représenter comme des billes microscopiques, sans structure, sans architecture, sans pedigree.
Tout au long des ères, ces particules vont s’associer pour former des systèmes complexes.
Ces nouvelles unités vont elles-mêmes s’associer pour créer des systèmes plus évolués encore.
Or plus un système complexe, plus il est capable d’agir sur son entourage, et plus il est performant.

6-mois-650-grammes-30-centimetres_visuel_diapo-1 copieLe système le plus évolué à notre connaissance, c’est l’être humain.

Fayoum 4 copie.jpgQuand vous fermez les yeux et prenez conscience de votre corps, de votre propre existence,
quand vous ouvrez les yeux et observait l’univers,
vous êtes complices et la plus grande performance jamais réalisé l’univers n’avait jamais été regardé et compris comme aujourd’hui.

Nos corps sont constituées d’une centaines de milliards de milliards de milliards de particules élémentaires.
Il n’y a pas qu’en astronomie que l’on rencontre des nombres extravagants.

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Toutes ces particules sont impliqués dans une organisation d’une complexité époustouflante.
Pour pouvoir dire «je» il faut que des myriades de molécules d’oxygène, en provenance de l’atmosphère, soient pompées dans mes poumons, véhiculées par les globule rouges de mon sang jusque’ dans mon cerveau et, de là, distribuées à des milliards de neurones qui se chargent et se déchargent plusieurs fois  par seconde…

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Il faudrait des bibliothèques entières pour décrire ce que, aujourd’hui, nous savons des réactions chimiques essentielles à la vie.
Et nous avons à peine effleuré le sujet

Gravir les échelons de la complexité pour comprendre

Il y a quinze milliards d’années, chaos, aucune structure, aucun système organisé
Il y a quinze milliards d’années, l’univers n’était que chaos : température, densité, inorganisation extrêmes.
Il n’hébergeait aucune structure, aucun système organisé

les grands nuages diffus de matière qui hantent les espaces sidéraux sont dans un état voisin du chaos initial

les grands nuages diffus de matière qui hantent les espaces sidéraux sont dans un état voisin du chaos initial
Les étoiles, formées à partir de ces nébuleuses, se situent déjà un peu plus haut.
Elles sont beaucoup plus structurés que les atomes d’une étoile gazeuse, mais incomparablement moins que les atomes d’une patte de grenouille.

Le cerveau humain, avec ses milliards de neurones interconnectés,
constitue l’échantillon de matière le plus formidablement structuré de notre connaissance. 

Les rôles et les oeuvres de chaque créature sont à la mesure de leur complexité
les plus simples :
Les étoiles se contentent de briller, 
les bactéries se meuvent et se reproduisent, 
mais l’être humain accomplit la plus haute performance jamais réalisée dans l’univers :
prendre conscience de sa propre existence et de celle du monde extérieur.

La science émerge de cette activité du cerveau
pensant et questionnant
pour comprendre comment il en est arrivé là.

En certains îlots favorisés, la matière organisée se pose des questions…
en certains lieux privilégiés, en certains îlots favorisés par des conditions physiques appropriées, la matière a pu « céder » à ses pulsions organisatrices et accoucher des merveilles dont elle possède le secret. 

Avec les nébuleuses, les étoiles, les pierres et les grenouilles, avec tout ce qui existe,
nous sommes engagés dans cette vaste expérience d’organisation de la matière. 

Loin d’être étrangers à l’univers, nous nous insérons dans une aventure

Loin d’être étrangers à l’univers, nous nous insérons dans une aventure qui se poursuit sur des distances de milliards d’années-lumière.
Nous sommes les enfants d’un cosmos qui nous a donné naissance après une grossesse de quinze milliards d’année
les pierres et les étoiles sont nos sœurs.

5.0.2

 

Chanter les chorals de Bach à St Germain des Près ? Vous avez un an pour vous préparer…

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Comment apprendre à chanter les 12 chorals de la PASSION SELON ST JEAN

(avec la partition à l’écran)

Première partie —————————

Choral 7 O grosse Liebe

Choral 9

Choral 15

Choral 20

Deuxième partie ———————————

Choral 21

Choral 27

Choral 40

Choral 52

Choral 56

Choral 65

Choral FINAL 68

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Suivre toute la PASSION EN IMAGES
avec le texte intégral en allemand
et  la traduction française

JS. BACH-Johannes Passion – part1

JS. BACH-Johannes Passion – part2

Méditation pour le Samedi saint…

Je persiste ! Nouvelle édition de cette « méditation pour le Samedi saint  »

UNE MÉDITATION POUR LE SAMEDI SAINT?

Les réseaux sociaux ont des échos mystérieux… et surprenants !
On vient de me remercier, ce matin, pour avoir publié, il y longtemps…
cette méditation sur un texte poétique ( anonyme) du « livre des heures »
J’avais oublié…

Comme le disait la philosophe Simone Veil :

« la Grâce nous élève… parfois. Mais la Pesanteur ne nous lâche jamais ! »

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Si, en ce matin du Samedi saint, la pesanteur ( et la morosité…) vous lâche un peu…
si vous avez du temps pour méditer…
vous vous interrogerez avec moi sur quelques grands mystères théologiques que des mystiques ruminent et soupèsent depuis vingt siècles:

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Tous les Hommes sont mortels

pourquoi ont-ils le sentiment, ( depuis Adam? …depuis qu’un australopithèque, ou un Sapiens…a commencé à regarder vers le Ciel, et à enterrer ses morts ? ) …

…que c’est une injustice? une réalité incomplète ? Une question scientifique non résolue?

Qu’est ce qui a changé depuis ce jour de l’an 30, sous l’empereur Tibère, 
quand les disciples apeurés d’une petite secte juive sont montés, au petit matin, 
vers un tombeau VIDE, 
où ne restait qu’un linceul taché de sang, et mystérieusement irradié ?
Qu’ont ils vu et cru? 
Pourquoi leur étonnement (et leur incrédulité) a changé le monde?

Est-ce que la CRÉATION DU MONDE était achevée ?

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Est-ce que l’UNIVERS CRÉÉ attend notre métamorphose pour découvrir sa finalité ultime? 
Est-ce que chaque mort… est une entrée dans la VRAIE VIE? … 

L’Ascension vers l’Empyrée, Jerome Bosch, Palais des Doges - Venise copie.jpg
Est-ce que chaque mort est… une nouvelle PIERRE VIVANTE dans une cathédrale d’amour qui se construit peu à peu?

Si vous avez du temps pour méditer toutes ces questions, 

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https://youtu.be/TmEhOdJ2Sik

lisez avec moi ce texte mystérieux et sublime, que j’avais essayé, maladroitement, de mettre en images*.

   JEAN MICHEL samedi saint 2020

*…pardon au petit Prince ( que nous sommes tous appelés à devenir! ) :
 « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’ESSENTIEL est invisible pour les yeux. »

 

 

Message pour les cœurs confinés…

Dürer-autoportait Christ-yeux4 copieVous pouvez avoir des défauts, être anxieux et toujours en colère, 

mais n’oubliez pas que votre vie est la plus grande entreprise au monde
et vous pouvez l’empêcher d’échouer. 

Beaucoup vous apprécient, vous admirent et vous aiment.
Rappelez-vous qu’être heureux…
… ce n’est pas avoir un ciel sans tempête,
une route sans accidents,
un travail sans fatigue,
des relations sans déceptions. 

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Le DERNIER auto-portrait de Picasso, quinze jours avant sa mort…

Etre heureux, c’est…
trouver la force dans le pardon,
l’espoir dans les batailles,
la sécurité dans les moments de peur,
l’amour dans la discorde. 

Ce n’est pas seulement
de goûter au sourire, mais aussi de réfléchir à la tristesse. 

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Ce n’est pas seulement
 pour célébrer les succès, mais pour apprendre les leçons des échecs.
Ce n’est pas seulement
de se sentir heureux avec les applaudissements, mais d’être heureux dans l’anonymat.

Être heureux n’est pas une fatalité du destin,
 mais une réussite pour ceux qui peuvent voyager en eux-mêmes.

Être heureux,
c’est arrêter de devenir une victime et devenir l’auteur de votre destin.
C’est traverser les déserts pour pouvoir encore trouver une oasis au fond de notre âme.
C’est remercier Dieu pour chaque matin, pour le miracle de la vie. 

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Être heureux, c’est ne pas craindre vos propres sentiments.
C’est pouvoir parler de vous.
C’est avoir le courage d’entendre un «non».
La confiance est à l’affût des critiques, même si elles ne sont pas justifiées.
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C’est d’embrasser vos enfants, de choyer vos parents,
de vivre des moments poétiques avec des amis, même s’ils nous blessent.
Être heureux c’est laisser vivre la créature qui vit dans chacun d’entre nous,
libre, joyeuse et simple. 

Il faut avoir la maturité pour pouvoir dire: «J’ai fait des erreurs».
C’est avoir le courage de dire « Je suis désolé ».
C’est d’avoir la sensibilité de dire « J’ai besoin de toi ».
C’est avoir la capacité de dire « Je t’aime ». 

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Que votre vie devienne un jardin d’opportunités pour le bonheur
Au printemps, un amoureux de la joie. 
En hiver, un amoureux de la sagesse.

 Et lorsque vous faites une erreur, recommencez!
Car seulement alors, vous serez amoureux de la vie. 

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Vous constaterez que le fait d’être heureux n’est pas d’avoir une vie parfaite.
Mais utilisez les larmes pour irriguer la tolérance.
Utilisez vos pertes pour raffermir la patience.
Utilisez vos erreurs pour sculpter la sérénité.
Utilisez la douleur comme plâtre du plaisir.
Utilisez les obstacles pour ouvrir les fenêtres d’intelligence. 

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Ne jamais abandonner …
Ne jamais abandonner les gens qui vous aiment.
Ne jamais abandonner le bonheur, car la vie est une performance incroyable.  »

Pape François

FIN

Vous êtes dans la peine et l’angoisse ? Priez chaque jour du mois avec la « petite Thérèse » !

Pour votre prière quotidienne,
si vous êtes dans la peine, dans la souffrance,dans le doute,dans l’angoisse,

voici 34 messages de la «petite Thérèse»

qui a connu tout cela.… Tenez-lui la main !


Thérèse-01 Tout ce que je désire, te faire aimer…

https://vimeo.com/400601915

Tu le sais mon Dieu ! Tout ce que je désire, c’est de te faire aimer… Jésus ! Fais que je sauve beaucoup d’âmes !


Thérèse-02 Mourante dans sa chambre d’hôpital

https://vimeo.com/400601814

une petite orpheline entrée au Carmel à 15 ans, morte à 24 ans dans l’anonymat après une agonie douloureuse « Je compte ne pas rester inactive au Ciel, mon désir est de travailler encore pour l’Eglise et pour les âmes. 


Thérèse-03 Sainte Thérèse, aimée du monde entier…

https://vimeo.com/400601355

l’aventure stupéfiante de cette petite carmélite devenue SAINTE PATRONNE DES MISSIONS – Parcourez l’extraordinaire émotion populaire que suscite dans tous les pays du monde le passage des reliques de Thérèse !


Thérèse-04 Notre prière devant tes reliques…

https://vimeo.com/400601261

Thérèse, mystérieusement présente !   il n’y a plus ici que de pauvres enfants perdus, qui te présentent ici leurs doutes et leurs peines, des vies gâchées, des solitudes amères…


Thérèse-05  Publier ces cahiers pour dire la douceur du Bon Dieu

https://vimeo.com/400601159

Vous avez raison de vouloir publier tout ce que j’ai dit dans ces cahiers…Je crois que ces pages feront beaucoup de bien. On connaitra mieux ensuite la douceur du bon Dieu. C’est la confiance, et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour… Jésus, je ne te demande que l’Amour…


Thérèse-06  Thérèse, apprend nous à prier !…

https://vimeo.com/400601079

Ne sachant pas quoi dire, je fais comme les enfants qui ne savent pas lire. Je dis simplement au bon Dieu ce que je veux lui dire, sans faire de belles phrases, et toujours… il me comprend ! Lorsque je lui dis mes peines et mes joies, comme s’il ne les connaissait pas…


Thérèse-07  Qu’elle est grande la puissance de la prière!

https://vimeo.com/400601007

Qu’elle est donc grande la puissance de la Prière !  On dirait une reine ayant à chaque instant libre accès auprès du roi et pouvant obtenir tout ce qu’elle demande. Oh! miséricorde infinie du Seigneur, qui veut bien écouter la prière de ses enfants ….


Thérèse-08  Comment une âme… aussi imparfaite que la mienne ?

https://vimeo.com/400600937

O mon Jésus, je t’aime ! Mais le pur amour est-il bien dans mon cœur? Comment une âme aussi imparfaite que la mienne peut-elle aspirer… à posséder, la plénitude de l’Amour ?


Thérèse-09  Inventer une petite voie… vers la Sainteté

https://vimeo.com/400600814

Tu le sais, Jésus, j’ai toujours désiré être une sainte, mais hélas !… Au lieu de me décourager, je me suis dit : le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables , je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c’est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections,  …reconnaissance et amour !


Thérèse-10  Ne pas se décourager de ses fautes, car les petits enfants tombent souvent…la voie de l’Amour

https://vimeo.com/400600734

Il ne faut pas pas se décourager de ses fautes, car les petits enfants tombent souvent, mais ils sont trop petits pour se faire beaucoup de mal…ô qu’elle est douce la Voie de l’Amour ! 


Thérèse-11  Mes péchés ? comme une goutte d’eau dans le brasier divin…

https://vimeo.com/400600650

 On pourrai croire que c’est parce que je n’ai pas péché que j’ai une confiance si grande dans le Bon Dieu. 

si j’avais commis tous les crimes possibles ?…, je sens que toute cette multitude d’offenses serait comme une goutte d’eau jetée dans un brasier ardent.  Je ne comprend pas les âmes qui ont peur d’un si tendre ami…


Thérèse-12 Ah ! Si toutes les âmes faibles et imparfaites… l’abandon et la reconnaissance…

https://vimeo.com/400600606

 Ah! si toutes les âmes, faibles et imparfaites, sentaient ce que sent la plus petite de toutes les âmes, pas une seule ne désespèrerait d’arriver au sommet de la montagne de l’Amour… …
…puisque Jésus ne demande pas de grandes actions mais seulement… l’Abandon… et la Reconnaissance. 


Thérèse-13  C’est la confiance… qui doit nous conduire à l’Amour…

https://vimeo.com/400600516

Jésus ! Je ne te demande que l’Amour ! L’Amour qui ne soit plus Moi, mais Toi…
CHANT « Et si parfois tu semble te cacher, C’est Toi qui vient m’aider à te chercher. »


Thérèse-14  CHANT  Mon seul Amour, c’est Toi, Seigneur !

https://vimeo.com/400600469

Ton cœur qui garde et qui rend l’innocence, ne saurait pas tromper ma CONFIANCE…Ma seule pais, mon seul bonheur, mon seul Amour, c’est Toi Seigneur. (Poèmes de Thérèse, mis en musique par le frère carme (ex rocker) Pierre Eliane.


Thérèse-15 CHANT  Vivre d’Amour, c’est bannir toute crainte….

https://vimeo.com/400600303

Quand Jésus a regardé une âme, aussitôt il lui donne sa divine ressemblance. Mais il faut que cette âme ne cesse de fixer sur Lui ses regards ! 
Bientôt, vous direz : l’AMOUR EST LE POIDS QUI M’ENTRAINE ! « Vivre d’amour !   De mes péchés, je ne vois nulle empreinte, en un instant, l’Amour a tout brûlé»  Je n’ai plus rien que ma seule richesse : Vivre d’Amour !»


Thérèse-16  CHANT  Ma vie n’est qu’un instant, éternité de Joie

https://vimeo.com/400600195

« Chaque instant c’est une éternité, une éternité de joie… «Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère, Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit. Tu le sais, ô mon Dieu! pour t’aimer sur la terre, Je n’ai rien qu’aujourd’hui … 

 O verge immaculée, c’est toi ma douce étoile, qui me donne Jésus et qui m’unit à lui…»


Thérèse-17  La perfection consiste à être… ce qu’il veut que nous soyons !

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Il n’appelle pas CEUX qui en sont dignes, mais ceux qu’il lui plait d’appeler ! La perfection consiste à faire Sa volonté, à être… ce qu’il veut que nous soyons ! 


Thérèse-18 Nous nous croyons parfois abandonnés, mais Jésus lui aussi, cherche des consolateurs…

https://vimeo.com/400600064

Nous nous croyons parfois abandonnés, mais Jésus lui aussi cherche des consolateurs, et ne peut pas en trouver…

Qui donc voudra servir Jésus pour lui-même, le consoler dans son agonie ?… Ce sera nous ! 


Thérèse-19  Ô Verbe divin, tu as voulu souffrir jusqu’à la folie…

https://vimeo.com/400781941

O Verbe divin ! Laisse moi te dire, Jésus, que ton amour va jusqu’à la folie… Tu mendies mon amour ! Tu veux mon coeur, Jésus, je te le donne ! Tout mes désirs, je te les abandonne… 


Thérèse-20 Il veut que nous ayons part, avec lui, au Salut des âmes…

https://vimeo.com/400599945

Il ne veut rien faire sans nous… Nous sommes si peu de choses, et pourtant Jésus veut que le Salut des âmes dépende de nos sacrifices, de notre amour… Il nous mendie des âmes !


Thérèse-21  Aimons Jésus à la folie ! Sauvons lui des âmes ! 

https://vimeo.com/400781993

Le Créateur de l’Univers attend la prière d’une pauvre petite âme pour sauver les âmes rachetées comme elle au prix de tout Son sang. Voyez comme dans mon ciel, il y a des places vides… c’est à vous de les remplir ! Demandez moi des ouvriers, et j’en enverrai… Je n’attend qu’une prière, un souffle de votre coeur…


Thérèse-22 CHANT de JEANNE D’ARC : Du Tout-Puissant, j’ai revêtu les armes…

https://vimeo.com/401241716

Petite Thérèse, tu ne doutes de rien. Tu voulais accompagner le Christ jusqu’au bout. Jésus t’a choisie pour combattre à ses côtés, dans une terrifiante bataille…  CHANT DE JEANNE D’ARC : Du Tout-Puissant j’ai revêtu les armes…De son amour, qui peut me séparer ? A ses côtés; m’élançant dans l’arène, je ne craindrai ni le fer ni le feu !… En chantant, JE MOURRAI sur le champ de bataille, les armes à la main…


Thérèse-23  Amoureuse et imprudente, tu voudrais mourir d’amour pour Jésus…

https://vimeo.com/400781873

Thérèse ! Petite soeur amoureuse et imprudente ! Tu es prête à le suivre dans les souffrances atroces de sa passion. Est-ce que tu sais que tu vas le suivre aussi dans SON ANGOISSE et son immense tristesse ? Apprends nous le vrai courage pour affronter les détresses de l’âme !


Thérèse-24 CHANT Que m’importe, Seigneur, si l’avenir est sombre…

https://vimeo.com/400781873

Que m’importe, Seigneur, si l’avenir est sombre?  Te prier pour demain, oh ! non, je ne le puis! . . . 

Conserve mon cœur pur, couvre-moi de ton ombre, Rien que pour aujourd’hui !
… mais je veux bien, mon Dieu, l’EPREUVE, LA SOUFFRANCE, … rien que pour aujourd’hui !

Seigneur, je veux Te voir, sans voile, sans nuages, mais encore exilée, loin de Toi, je languis…


Thérèse-25 Ne croyons pas pouvoir aimer sans souffrir, …souffrir beaucoup !…

https://vimeo.com/400781729

 -Ne croyons pas pouvoir aimer sans souffrir, sans souffrir beaucoup ! Souffrons avec amertume, sans courage !
Notre Seigneur est mort sur la croix, dans les angoisses…
Et voila pourtant la plus belle MORT D’AMOUR ! C’est la SEULE qu’on ait vue ! Jésus a souffert avec tristesse, et nous, nous voudrions souffrir généreusement ? grandement ? Quelle illusion !


Thérèse-26 AGONIE : Ne soyez pas triste de me voir malade ! …Dieu souffre de notre souffrance…

https://vimeo.com/400781683

Ne soyez pas tristes de me voir malade, mes petites mères, …car voyez comme le bon Dieu me rend heureuse. Je suis toujours gaie et contente. J’ai trouvé le secret de souffrir en paix, c’est de vouloir tout ce que Jésus veut…
 Dieu souffre de notre souffrance. Il nous l’envoie en détournant la tête… mais il sait que c’est l’unique moyen de nous préparer à le connaitre, comme il se connait,… à devenir des Dieux nous-même !


Thérèse-27 AGONIE : Je me demande comment je vais faire pour mourir…

https://vimeo.com/401156634

Je me demande comment je vais faire pour mourir… Je voudrais portant m’en tirer avec honneur ! Enfin ! Je crois que cela ne dépend pas de soi… Mes petites sœurs, priez pour les pauvres malades à la mort !


Thérèse-28 AGONIE : Priez pour les pauvres malades à la mort ! Si vous saviez ce qui se passe…

https://vimeo.com/400781599

Priez pour les pauvres malades à la mort ! … si vous saviez ce qui se passe !  … il faut être charitable pour n’importe lequel ! … Ah, si je n’avais pas la Foi, je ne pourrai jamais supporter tant de souffrance ! Je suis étonné qu’il n’y en ait pas davantage, parmi les athées, qui se donne la mort…   Si j’étouffe, le bon Dieu me donnera la force . Je l’aime. Il ne m’abandonnera jamais !


Thérèse-29 AGONIE : Si vous saviez quelles affreuses pensées m’obsèdent… Angoisse du NEANT…

https://vimeo.com/400781566

Si vous saviez quelles affreuses pensées m’obsèdent! Je ne crois pas à la vie éternelle; il me semble qu’après cette vie mortelle, il n’y a plus rien ! C’est le raisonnement des pires matérialistes qui s’impose à mon esprit… 

Je ne voudrais même pas vous dire à quel point la nuit est noire dans mon âme, afin de de crainte de vous faire partager mes tentations… »Si vous saviez  dans quelles ténèbres je suis plongée.  tout a disparu pour moi ! Il ne me reste plus… que l’Amour !» 


Thérèse-30 AGONIE : Le bon Dieu me donne du courage en proportion de mes souffrances… je ne pourrais en supporter davantage

https://vimeo.com/400781648

Le bon Dieu me donne du courage en proportion de mes souffrances… je sens que je ne pourrai en supporter davantage, mais je n’ai pas peur, car si elles augmentent, il augmentera mon courage en même temps… 


Thérèse-31  AGONIE:  L’air de la Terre me manque… c’est dans un trou noir que je suis, pour l’âme et pour le corps…

https://vimeo.com/400781515

Maman ! L’air de la Terre me manque ! Quand est-ce que le bon Dieu me donnera l’air du Ciel ?
Tenez voyez vous là-bas le trou noir où l’on ne distingue rien ? C’est dans un trou comme celui la que je suis pour l’âme et pour le corps. Ah, oui !  quelle ténèbres ! Mais j’y suis dans la paix… 


Thérèse-32 AGONIE :  Mais…je ne me repens pas de m’être livrée à l’amour ! 

https://vimeo.com/401156763

Maman ! L’air de la Terre me manque ! Quand est-ce que le bon Dieu me donnera l’air du Ciel ? 

Jamais je n’aurais cru qu’il était possible de tant souffrir ! jamais! Jamais!

Mais…je ne me repens pas de m’être livrée à l’amour ! Je l’aime … Mon Dieu ! Je vous aime !


Thérèse-33  CIEL: Je possède ce que j’ai espéré…Je ne meurs pas,  j’entre DANS LA VIE !

https://vimeo.com/400781459

 Je possède ce que j’ai espéré ! Je vois ce que j’ai cru Je suis unie à celui que j’ai aimé de toute ma puissance d’aimer. Je ne meurs pas ! J’entre dans la Vie ! « Je sens que ma mission va commencer, ma mission de faire aimer le bon Dieu comme je l’aime. Je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre… 

Je ne pourrai prendre aucun repos jusqu’à la fin du monde! Mais, lorsque l’ange aura dit: « Le temps n’est plus », alors je me reposerai. » 


Thérèse-34  MISSION: Donnez moi un levier !… des Saint pour soulever le monde…

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« Donnez‑moi un levier, un point d’appui, et je soulèverai le monde ».
Ce qu’Archimède n’a pu obtenir …, les saints l’ont obtenu dans toute sa plénitude. 

Le Tout‑Puissant leur a donné pour point d’appui : Lui‑même.  Pour levier: la prière, qui embrase tout d’un feu d’amour,…
et c’est ainsi qu’ils ont soulevé le monde, et que jusqu’à la fin du monde les saints à venir le soulèveront aussi.

Le dernier message de Saint Exupéry

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Antoine de Saint Exupéry : mythe absolu de l’aviateur et de l’écrivain, auteur du Petit-Prince et de nombreux romans, est mort au combat le 31 juillet 1944.

La veille, il écrit au général X et s’exprime avec une lucidité exceptionnelle sur la condition de l’homme moderne. Testament avant l’heure, cette lettre, déchirante à la lumière de son destin, parle étrangement et profondément de notre temps.

30 juillet 1944

Je viens de faire quelques vols sur P. 38. C’est une belle machine. J’aurais été heureux de disposer de ce cadeau-là pour mes vingt ans.
Je constate avec mélancolie qu’aujourd’hui, à quarante trois ans, après quelques six mille cinq cents heures de vol sous tous les ciels du monde, je ne puis plus trouver grand plaisir à ce jeu-là. Ce n’est plus qu’un instrument de déplacement – ici de guerre.
Si je me soumets à la vitesse et à l’altitude à mon âge patriarcal pour ce métier, c’est bien plus pour ne rien refuser des emmerdements de ma génération que dans l’espoir de retrouver les satisfactions d’autrefois.

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Ceci est peut-être mélancolique, mais peut-être bien ne l’est-ce pas. C’est sans doute quand j’avais vingt ans que je me trompais.
En Octobre 1940, de retour d’Afrique du Nord où le groupe 2 – 33 avait émigré, ma voiture étant remisée exsangue dans quelque garage poussiéreux, j’ai découvert la carriole et le cheval. Par elle l’herbe des chemins. Les moutons et les oliviers.
Ces oliviers avaient un autre rôle que celui de battre la mesure derrière les vitres à 130 kms à l’heure. Ils se montraient dans leur rythme vrai qui est de lentement fabriquer des olives. Les moutons n’avaient pas pour fin exclusive de faire tomber la moyenne. Ils redevenaient vivants. Ils faisaient de vraies crottes et fabriquaient de la vraie laine.
Et l’herbe aussi avait un sens puisqu’ils la broutaient.

Et je me suis senti revivre dans ce seul coin du monde où la poussière soit parfumée (je suis injuste, elle l’est en Grèce aussi comme en Provence).
Et il m’a semblé que, toute ma vie, j’avais été un imbécile…

Tout cela pour vous expliquer que cette existence grégaire au coeur d’une base américaine, ces repas expédiés debout en dix minutes, ce va-et-vient entre les monoplaces de 2600 chevaux dans une bâtisse abstraite où nous sommes entassé à trois par chambre, ce terrible désert humain, en un mot, n’a rien qui me caresse le coeur. Ca aussi, comme les missions sans profit ou espoir de retour de Juin 1940, c’est une maladie à passer. Je suis “malade” pour un temps inconnu. Mais je ne me reconnais pas le droit de ne pas subir cette maladie. Voilà tout. Aujourd’hui, je suis profondément triste. Je suis triste pour ma génération qui est vide de toute substance humaine. Qui n’ayant connu que les bars, les mathématiques et les Bugatti comme forme de vie spirituelle, se trouve aujourd’hui plongé dans une action strictement grégaire qui n’a plus aucune couleur.

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On ne sait pas le remarquer. Prenez le phénomène militaire d’il y a cent ans.
Considérez combien il intégrait d’efforts pour qu’il fut répondu à la vie spirituelle, poétique ou simplement humaine de l’homme.
Aujourd’hui nous sommes plus desséchés que des briques, nous sourions de ces niaiseries. Les costumes, les drapeaux, les chants, la musique, les victoires (il n’est pas de victoire aujourd’hui, il n’est que des phénomènes de digestion lente ou rapide) tout lyrisme sonne ridicule et les hommes refusent d’être réveillés à une vie spirituelle quelconque. Ils font honnêtement une sorte de travail à la chaîne. Comme dit la jeunesse américaine, “nous acceptons honnêtement ce job ingrat” et la propagande, dans le monde entier, se bat les flancs avec désespoir.

De la tragédie grecque, l’humanité, dans sa décadence, est tombée jusqu’au théâtre de Mr Louis Verneuil (on ne peut guère aller plus loin).
Siècle de publicité, du système Taylor, des régimes totalitaires et des armées sans clairons ni drapeaux, ni messes pour les morts.
Je hais mon époque de toutes mes forces. L’homme y meurt de soif.

Ah ! Général, il n’y a qu’un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles, faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien.
On ne peut vivre de frigidaires, de politique, de bilans et de mots croisés, voyez-vous !
On ne peut plus vivre sans poésie, couleur ni amour.
Rien qu’à entendre un chant villageois du 15 ème siècle, on mesure la pente descendue. Il ne reste rien que la voix du robot de la propagande (pardonnez-moi).
Deux milliards d’hommes n’entendent plus que le robot, ne comprennent plus que le robot, se font robots.

Tous les craquements des trente dernières années n’ont que deux sources : les impasses du système économique du XIX ème siècle et le désespoir spirituel.
Pourquoi Mermoz a-t-il suivi son grand dadais de colonel sinon par soif ?
Pourquoi la Russie ? Pourquoi l’Espagne ?
Les hommes ont fait l’essai des valeurs cartésiennes : hors des sciences de la nature, cela ne leur a guère réussi.

 

Il n’y a qu’un problème, un seul : redécouvrir qu’il est une vie de l’esprit plus haute encore que la vie de l’intelligence, la seule qui satisfasse l’homme.
Ca déborde le problème de la vie religieuse qui n’en est qu’une forme (bien que peut-être la vie de l’esprit conduise à l’autre nécessairement).
Et la vie de l’esprit commence là où un être est conçu au-dessus des matériaux qui le composent. L’amour de la maison -cet amour inconnaissable aux Etats-Unis – est déjà de la vie de l’esprit.

Et la fête villageoise, et le culte des morts (je cite cela car il s’est tué depuis mon arrivée ici deux ou trois parachutistes, mais on les a escamotés : ils avaient fini de servir) . Cela c’est de l’époque, non de l’Amérique : l’homme n’a plus de sens.

 

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Il faut absolument parler aux hommes.

A quoi servira de gagner la guerre si nous en avons pour cent ans de crise d’épilepsie révolutionnaire ?
Quand la question allemande sera enfin réglée tous les problèmes véritables commenceront à se poser. Il est peu probable que la spéculation sur les stocks américains suffise au sortir de cette guerre à distraire, comme en 1919, l’humanité de ses soucis véritables.
Faute d’un courant spirituel fort, il poussera, comme champignons, trente-six sectes qui se diviseront les unes les autres.
Le marxisme lui-même, trop vieilli, se décomposera en une multitude de néo-marxismes contradictoires. On l’a bien observé en Espagne.
A moins qu’un César français ne nous installe dans un camp de concentration pour l’éternité.

Ah ! quel étrange soir, ce soir, quel étrange climat.
Je vois de ma chambre s’allumer les fenêtres de ces bâtisses sans visages.
J’entends les postes de radio divers débiter leur musique de mirliton à ces foules désoeuvrées venues d’au-delà des mers et qui ne connaissent même pas la nostalgie.

On peut confondre cette acceptation résignée avec l’esprit de sacrifice ou la grandeur morale. Ce serait là une belle erreur.
Les liens d’amour qui nouent l’homme d’aujourd’hui aux êtres comme aux choses sont si peu tendus, si peu denses, que l’homme ne sent plus l’absence comme autrefois.
C’est le mot terrible de cette histoire juive : “tu vas donc là-bas ? Comme tu seras loin ” – Loin d’où ?
Le “où” qu’ils ont quitté n’était plus guère qu’un vaste faisceau d’habitudes.

Dans cette époque de divorce, on divorce avec la même facilité d’avec les choses.
Les frigidaires sont interchangeables. Et la maison aussi si elle n’est qu’un assemblage. Et la femme. Et la religion. Et le parti.
On ne peut même pas être infidèle : à quoi serait-on infidèle ? Loin d’où et infidèle à quoi ? Désert de l’homme.

Qu’ils sont donc sages et paisibles ces hommes en groupe.
Moi je songe aux marins bretons d’autrefois, qui débarquaient, lâchés sur une ville, à ces noeuds complexes d’appétits violents et de nostalgie intolérable qu’ont toujours constitués les mâles un peu trop sévèrement parqués. Il fallait toujours, pour les tenir, des gendarmes forts ou des principes forts ou des fois fortes. Mais aucun de ceux-là ne manquerait de respect à une gardeuse d’oies.
L’homme d’aujourd’hui on le fait tenir tranquille, selon le milieu, avec la belote ou le bridge. Nous sommes étonnamment bien châtrés.

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Ainsi sommes-nous enfin libres . On nous a coupé les bras et les jambes, puis on nous a laissé libres de marcher.
Mais je hais cette époque où l’homme devient, sous un totalitarisme universel, bétail doux, poli et tranquille. On nous fait prendre ça pour un progrès moral !

Ce que je hais dans le marxisme, c’est le totalitarisme à quoi il conduit. L’homme y est défini comme producteur et consommateur, le problème essentiel étant celui de la distribution.
Ce que je hais dans le nazisme, c’est le totalitarisme à quoi il prétend par son essence même. On fait défiler les ouvriers de la Ruhr devant un Van Gogh, un Cézanne et un chromo. Ils votent naturellement pour le chromo. Voilà la vérité du peuple !

On boucle solidement dans un camp de concentration les candidats Cézanne, les candidats Van Gogh, tous les grands non-conformistes, et l’on alimente en chromos un bétail soumis. Mais où vont les Etats-Unis et où allons-nous, nous aussi, à cette époque de fonctionnariat universel ? L’homme robot, l’homme termite, l’homme oscillant du travail à la chaîne système Taylor à la belote.
L’homme châtré de tout son pouvoir créateur, et qui ne sait même plus, du fond de son village, créer une danse ni une chanson. L’homme que l’on alimente en culture de confection, en culture standard comme on alimente les boeufs en foin.

C’est cela l’homme d’aujourd’hui.

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Et moi je pense que, il n’y a pas trois cents ans, on pouvait écrire ” La Princesse de Clèvesou s’enfermer dans un couvent pour la vie à cause d’un amour perdu, tant était brûlant l’amour.
Aujourd’hui bien sûr les gens se suicident, mais la souffrance de ceux-là est de l’ordre d’une rage de dents intolérable.  Ce n’a point à faire avec l’amour.

Certes, il est une première étape. Je ne puis supporter l’idée de verser des générations d’enfants français dans le ventre du moloch allemand. La substance même est menacée, mais, quand elle sera sauvée, alors se posera le problème fondamental qui est celui de notre temps. Qui est celui du sens de l’homme et auquel il n’est point proposé de réponse, et j’ai l’impression de marcher vers les temps les plus noirs du monde.

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Ca m’est égal d’être tué en guerre. De ce que j’ai aimé, que restera-t-il ?
Autant que les êtres, je parle des coutumes, des intonations irremplaçables, d’une certaine lumière spirituelle. Du déjeuner dans la ferme provençale sous les oliviers, mais aussi de Haendel.
Les choses. je m’en fous, qui subsisteront. Ce qui vaut, c’est certain arrangement des choses.
La civilisation est un bien invisible puisqu’elle porte non sur les choses, mais sur les invisibles liens qui les nouent l’une à l’autre, ainsi et non autrement.
Nous aurons de parfaits instruments de musique, distribués en grande série, mais où sera le musicien ?

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Si je suis tué en guerre, je m’en moque bien. Ou si je subis une crise de rage de ces sortes de torpilles volantes qui n’ont plus rien à voir avec le vol et font du pilote parmi ses boutons et ses cadrans une sorte de chef comptable (le vol aussi c’est un certain ordre de liens).

Mais si je rentre vivant de ce “job nécessaire et ingrat”, il ne se posera pour moi qu’un problème : que peut-on, que faut-il dire aux hommes ?

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La lassitude et le découragement (fécond) des vrais savants, devant LE MYSTERE…

J’écoutais hier , sur You tube, Etienne Klein parler du Temps, du vide quantique, du Néant… à un aéropage de philosophes.

Sur Youtube : Etienne Klein –  De quoi le vide est-il plein ? https://youtu.be/jerIAv0RLD4

Etienne Klein, qui est d’ordinaire courtois, serviable, brillantissime,
heureux d’expliquer,
débordant d’admiration devant le génie de tous les hommes extraordinaires…
( Einstein, Dirac, Bohr, etc ) qui ont inventé des concepts géniaux,
clés précieuses pour ouvrir quelques portes dans l’immense palais de mystère qui nous entoure…

…je le vois dépité, amer, fatigué,
agacé par la sottise verbeuse et stérile des soi-disants « grands philosophes du siècle » : Jean-Paul Sartre et Heidegger,
sottise corroborée par ceux ( dans la salle et sur l’estrade) qui continuent à les révérer béatement (sans même les lire)…

Etienne Klein n’a plus envie de parler du Mystère du Temps !
(Il a fait deux livres sur la question, et manifestement, cela n’a pas fait progresser la sottise de son auditoire, qui lui repose sempiternellement les mêmes questions mal posées…)

Et dans une autre conférence, il déclare qu’il n’a plus envie de parler de cosmologie
Mais oui ! Il est découragé par le mystère de la « Matière noire »…
Il se demande si les astronomes d’aujourd’hui sont dans une nouvelle impasse historique, avec un système explicatif brillant qui est peut-être totalement faux…
Il dit : Je crois qu’on est en train d’inventer de nouveaux épicycles…

Vous ne savez pas ce qu’étaient les épicycles ?
Chaque fois que les astronomes les plus savants de l’Antiquité ou du Moyen-Age faisaient de nouvelles observations dans la course des étoiles et des planètes,
ils essayaient de compléter le magnifique système géocentrique de Ptolémée : mais au lieu de le compléter, ils le compliquaient en rajoutant des sphères nouvelles dans les sphères célestes qui tournaient autour de la terre immobile.
On appelaient ces sphères nouvelles : des épicycles
Le beau système géocentrique de Ptolémée, explicite et simple au départ, devenait ainsi, au fil des observations, une machine imaginaire de plus en plus compliquée, et décourageante…
Il a fallu attendre Copernic pour qu’on abandonne toute cette complication infinie des « épicycles » en abandonnant simplement tout le système de Ptolémée : ce n’est pas le soleil et les planètes qui tournent autour de la Terre…
Donc, il n’y avait plus besoin d’épicycles compliqués…
… pour expliquer pourquoi les planètes se mettent à tourner parfois à reculons…

Aujord’hui, pour expliquer la rotation des galaxies dans notre univers, avec les lois de la gravitation telles qu’on les a comprises, on est obligés de spéculer sur la présence hypothétique d’une soi-disant matière noire, que personne n’a jamais détectée, et qui représenterait autour de 90% de la matière de l’univers…

Pour expliquer ce que nous voyons, nous devons faire l’hypothèse qu’il y a 90% que nous ne voyons pas…

Est-ce bien raisonnable ?
Ou alors, … les lois de la gravitation sont-elles à remettre totalement en question ?
Faut-il réintroduire la « constante cosmologique » de la Relativité Générale, dont Eistein disait : c’est la plus grande sottise de ma vie !
C’est décourageant, après un siècle d’efforts inouïs de devoir abandonner une théorie si précieuse et si féconde… et pour la remplacer par quoi ?

Einstein, dépité par le succès de la physique quantique qu’il trouvait « abominable », disait à la fin de sa vie… qu’il aurait mieux fait de se faire plombier que physicien…
Aujourd’hui, Etienne Klein ( je le vois dans ses ses yeux)
préférerait retourner faire de l’escalade sur la face Nord des Grandes Jorasses , plutôt que de continuer à expliciter des hypothèses fumeuses d’épicycles à des auditoires hébétés…( et qui s’en foutent ! )

Il y a comme cela, dans nos vies, des grands moments de doute…
En écoutant Etienne Klein, je pensais au « sage Salomon » écrivant L’ECCLESIASTE, un jour de grande déprime…

Vanitas, vanitatum, omne est vanitas…

Vanité des vanités, tout n’est que vanité…
Piqure de rappel : Ecoutez les Byrds qui chantent l’Ecclésiaste dans les années 70 : Turn, turn,turn…
https://www.youtube.com/watch?v=W4ga_M5Zdn4


Un savant pasteur protestant, sur le Web, m’explique ce que cela signifie :

Le mot VANITE traduit par futilité évoque l’lnslgnlflance et l’inconsistance de la vie sans Dieu. Vanité des vanités est la forme hébraïque du superlatif (Par exemple: Cantique des cantiques, saint des saints, serviteur des serviteurs – Genèse 9: 25). 


Voici le texte de l’Ecclésiaste chanté par les Byrds :

To everything – turn, turn, turn
Pour chaque chose – tourne, tourne, tourne
There is a season – turn, turn, turn
Il y a une saison – tourne, tourne, tourne
And a time for every purpose under heaven
Et un temps pour chaque objectif ici-bas

A time to be born, a time to die

Un temps pour naître, un temps pour mourir
A time to plant, a time to reap
Un temps pour semer, un temps pour récolter
A time to kill, a time to heal
Un temps pour tuer, un temps pour guérir
A time to laugh, a time to weep
Un temps pour rire, un temps pour pleurer

A time to build up, a time to break down
Un temps pour construire, un temps pour détruire
A time to dance, a time to mourn
Un temps pour danser, un temps pour se lamenter
A time to cast away stones
Un temps pour jeter des pierres
A time to gather stones together
Un temps pour assembler des pierres

A time of war, a time of peace
Un temps pour la guerre, un temps pour la paix
A time of love, a time of hate
Un temps pour l’amour, un temps pour la haine
A time you may embrace
Un temps où tu peux étreindre
A time to refrain from embracing
Un temps pour se réfréner d’étreindre
A time to gain, a time to lose
Un temps pour gagner, un temps pour perdre
A time to rend, a time to sew
Un temps pour déchirer, un temps pour recoudre
A time to love, a time to hate
Un temps pour aimer, un temps pour haïr
A time of peace, I swear it’s not too late !
Un temps pour la paix,
 je jure que ce n’est pas trop tard !

Je jure… qu’il n’est pas trop tard, Etienne Klein, pour continuer à penser, à douter… et à s’émerveiller !

Beau ciel, VRAI CIEL, regarde moi qui change !
…après tant d’étrange aveuglement.

Le vrai miracle de la COSMOGENESE, c’est que, …
plus de treize milliards d’années après le déploiement de ce cosmos gigantesque,
et sa longue ascension vers la complexité et la conscience…
il y a ait quelque part dans une galaxie un petit paquet de neurones
qui se pensent et qui s’appellent ETIENNE KLEIN…
( plus de 100 milliards, tout de même, ce n’est pas un petit paquet…)
un cerveau qui s’interroge, qui calcule, qui s’émerveille… et QUI DOUTE !

Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes…

Il y a un siècle, sur la plage de Sète, Paul Valéry se posait les mêmes questions devant le ciel bleu et sa (future) tombe, dans « le cimetière marin ».

Beau ciel, VRAI CIEL, regarde moi qui change,
Après tant d’orgueil, après tant d’étrange aveuglement…
Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes
sont le défaut de ton grand diamant !

Cher lecteur ! En cette année 2020,
j’ai l’intention de recenser les nombreuses notes de
TOUT CE QU J’AI COMPRIS ET RETENU de mes lectures d’Etienne Klein, Trinh, Hubert Reeves, etc — sur le grand mystère de la la cosmogénèse et l’apparition de LA CONSCIENCE…

ça vous intéresse ? — envoyez moi vos notes et vos réflexions ! A SUIVRE