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Houellebecq (suite) … une surprenante invocation au Christ !

Le livre ( déprimant et génial ) de l’année :
SEROTONINE, de Michel HOUELLEBECQ
INVENTAIRE DU DESASTRE ECONOMIQUE, INVENTAIRE DU DÉSASTRE PRIVÉ

Il avait déjà décrit tout cela dans « les particules élémentaires »
Il ne peut s’empècher de revenir sans cesse sur ce thème ;
une fois de plus, il nous dépeint minutieusement, cruellement, et parfois avec un humour sarcastique) le désastre et la déprime d’un monde matérialiste, ne croyant qu’à l’argent, sexuellement libéré, mondialisé, 

AVEC LES FRUITS DEPRIMANTS D’UN DEMI-SIECLE DE LIBERATION SEXUELLE 
Des pauvres vies privés, une débauche toujours plus frénétique et pitoyable, les ratages, la solitude cruelle,…

AVEC LA FRANCE QUI SE DÉGLINGUE SOUS LE RAZ DE MARÉE DE LA MONDIALISATION
la belle France rurale d’hier, ( icila Normandie de Pont-l’Evêque et Livarot ) dévastée sous les coups de la mondialisation, la crapulerie capitaliste avançant inexorablement sous les rideaux de fumée des technocrates de Paris et de Bruxelles

UNE CONCLUSION STUPÉFIANTE : L’ INVOCATION DU CHRIST !

Mais, voici du nouveau dans l’œuvre de Houellebecq : la stupéfiante ( et explicite) conclusion du héros, 
au moment où il prépare son suicide après les ratages pitoyables de sa vie privé.

Houellebeck- Serotonine ​347 
nous avons souligné, et modifié la ponctuation (bizarre) de l’auteur, pour être mieux compris ici.

J’aurais pu rendre une femme heureuse. 
Enfin, deux ( femmes) ; j’ai dit lesquelles. 

Tout était clair, extrêmement clair, dès le début ; 
mais nous n’en avons pas tenu compte. 
Avons-nous cédé à des illusions de liberté individuelle, 
de vie ouverte, d’infini des possibles ? 

Cela se peut ; ces idées étaient dans l’esprit du temps ; 
nous ne les avons pas formalisées, nous n’en avions pas le goût ; 
nous nous sommes contentés de nous conformer, 
de nous laisser détruire par elles 
et puis, très longuement, d’en souffrir. 

DIEU s’occupe de nous en réalité ; 
il pense à nous à chaque instant, 
et il nous donne des directives parfois très précises : 
ces élans d’amour qui affluent dans nos poitrines jusqu’à nous couper le souffle, 
ces illuminations, ces extases… 
…inexplicables si l’on considère notre nature biologique, notre statut de simples primates, 
sont des signes extrêmement clairs. 

Et je comprends, aujourd’hui, le point de vue du Christ, 
son agacement répété devant l’endurcissement des cœurs : 

« Ils ont tous les signes, et ils n’en tiennent pas compte. 
Est-ce qu’il faut vraiment, en supplément, que je donne ma vie pour ces minables ? 
Est-ce qu’il faut vraiment être, à ce point, explicite ? »

Il semblerait que oui. 

Michel Houellebecq 2018

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