Houellebecq – à la recherche de Dieu ? … Prêtre catholique, le dernier des métiers…

Dans « la Carte et le territoire » Michel Houellebecq s’étonne et s’interroge…
Prêtre catholique ? Il y a encore (quelques ) jeunes gens qui choisissent ce métier ?

Sa description du métier est intelligente, cruelle, réaliste, intriguée…

LA CARTE ET LE TERRITOIRE p99

(…) Cela rappelait à chaque fois à Jed ce « Bonne célébration ! »
que leur avait lancé un jeune prêtre, grassouillet et probablement socialiste,
alors qu’ils entraient sous le coup d’une impulsion irraisonnée, Geneviève et lui, dans l’église Notre-Dame-des­ Champs,
au moment de la messe du dimanche matin,
juste après avoir fait l’amour dans le studio qu’elle occupait alors boulevard du Montparnasse.

Plusieurs fois par la suite il avait repensé à ce prêtre,
physiquement il ressemblait un peu à François Hol­lande, mais contrairement au leader politique il s’était fait eunuque pour Dieu.

Bien des années plus tard, après qu’il se fut lancé dans la « série des métiers simples », Jed avait envisagé à plusieurs reprises de se lancer dans le portrait de l’un de ces hommes qui,
chastes et dévoués, de moins en moins nombreux,
sillonnaient les métropoles pour y apporter le récon­fort de leur foi.

Mais il avait échoué, il n’avait même pas réussi à appréhender le sujet.

Héritiers d’une tra­dition spirituelle millénaire que plus personne ne comprenait vraiment,
autrefois placés au premier rang de la société,
les prêtres étaient aujourd’hui réduits, à l’issue d’études effroyablement longues et difficiles qui impliquaient la maîtrise du latin, du droit canon, de la théologie rationnelle et d’autres matières presque incompréhensibles, à subsister dans des conditions matérielles misérables,
ils prenaient le métro au milieu des autres hommes, allant d’un groupe de partage de l’Évangile à un atelier d’alpha­bétisation,
disant la messe chaque matin pour une assistance clairsemée et vieillissante,
toute joie sen­suelle leur était interdite, et jusqu’aux plaisirs élé­mentaires de la vie de famille,
obligés cependant par leur fonction de manifester jour après jour un opti­misme indéfectible.


Presque tous les tableaux de Jed Martin, devaient noter les historiens d’art, repré­sentent des hommes ou des femmes exerçant leur profession dans un esprit de bonne volonté, mais ce qui s’y exprimait était une bonne volonté raison­nable, où la soumission aux impératifs professionnels vous garantissait en retour, dans des proportions variables, un mélange de satisfactions financières et de gratifications d’amour-propre.
Humbles et désar­gentés, méprisés de tous, soumis à tous les tracas de la vie urbaine sans avoir accès à aucun de ses plaisirs, les jeunes prêtres urbains constituaient, pour qui ne partageait pas leur croyance, un sujet déroutant et inaccessible.

Le guide French Touch, à l’opposé, proposait une gamme de plaisirs limités mais attestables.
On pouvait partager la satisfaction du propriétaire de La Marmotte Rieuse lorsqu’il concluait sa note de présentation par cette phrase sereine et assurée :

« Chambres spacieuses avec terrasse (baignoires à jacuzzi), menus séduction, dix confitures maison au petit déjeuner : nous sommes bel et bien dans un hôtel de charme. »
On pouvait se laisser entraîner par la prose poétique du gérant du Carpe Diem lorsqu’il présentait le séjour dans son éta­blissement en ces termes:
« Un sourire vous entraînera du jardin (espèces méditerranéennes) à votre suite, un lieu qui bousculera tous vos sens. Il vous suffira alors de fermer les yeux pour garder en mémoire les sen­teurs de paradis, les jets d’eau bruissant dans le hammam de marbre blanc pour ne laisser filtrer qu’une évidence : « Ici, la vie est belle.  » »  etc

Michel Houellebecq – La Carte et le Territoire – p 99

5 méditations pour le carême…

Moi… et Dieu ? Dieu et moi ? un dialogue mystérieux…

Dieu est Amour… Il me connait…
Il attend que je grandisse, que je me nourrisse de son amour, que je porte du fruit…
il respecte ma liberté,
il attend patiemment que je participe à sa Création du monde, que je mêle ma voix timidement à cet immense concert d’Amour…
Il attend que je me laisse transformer, élever…

Tu nous as fait pour Toi, Seigneur,
et notre cœur est inquiet, jusqu’à ce qu’il repose en Toi.

( Saint Augustin)

1ère lecture :
Se laisser séduire par Dieu

Lecture : La méditation du Prophète Jérémie 20, 7-9

Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ; tu m’as saisi, et tu as réussi.
À longueur de journée je suis exposé à la raillerie, tout le monde se moque de moi.
Chaque fois que j’ai à dire la parole, je dois crier, je dois proclamer: « Violence et dévastation ! »
À longueur de journée, la parole du Seigneur attire sur moi l’insulte et la moquerie.

Je me disais: « Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. »
Mais elle était comme un feu brûlant dans mon cœur, elle était enfermée dans mes os.
Je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir.

2ème lecture :
Jésus est le visage… de la délicatesse du Père

Evangile selon saint Jean 10,11-14

Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.

Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui :

s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse.

Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.

Moi, je suis le bon pasteur; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent,

Comme le Père me connaît, et que je connais le Père;
et je donne ma vie pour mes brebis.

J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos:
celles-là aussi, il faut que je les conduise.
Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.

3ème lecture :
La bienveillance fraternelle

Evangile selon saint Jean 13, 34-35

Je vous donne un commandement nouveau:
c’est de vous aimer les uns les autres.
Comme je vous ai aimés,
vous aussi aimez-vous les uns les autres.

À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples:
si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

Portail roman XIIeme siècle – Eglise d’Aulnay de Saintonge
La Résurrection – Tympan roman de la Cathédrale d’Autun

4ème lecture :
La proximité missionnaire

Evangile selon saint Luc 10, 25-37

Eugène Delacroix-Le bon Samaritain

Jésus reprit la parole :
« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ;
ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.

Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; 
il le vit et passa de l’autre côté.
De même un lévite arriva.à.cet endroit;
il le vit et passa de l’autre côté.
Mais un Samaritain, qui était-en route, arriva près de lui ;
il le vit et fut saisi de compassion.

Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ;

puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant:
« Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai. »

Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits?»

Le docteur de la Loi répondit :
« Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »

Jésus lui dit :

« Va, et toi aussi,
fais de même. »

5ème lecture :
L’Amour… commence à la maison

Epitre de saint Jean 4, 7-13

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu.

Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu.

Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.

Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous: Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.

Voici en quoi consiste l’amour: ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.

Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.

Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection.

Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous:

il nous a donné part à son Esprit.

Les plus belles œuvres d’art du « MYSTERE DE NOËL »


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Il y a 20 siècles, à Rome, l’Empereur Auguste… 

Etes vous bien sûrs de connaître la suite de cette histoire extraordinaire… qui a changé le monde ?

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Venez à la chapelle de Barbizon à 18h le Vendredi 14 Samedi 15, Dimanche 16 !
Un grand son et lumière vous racontera TOUT, en 50 minutes.


Notre QUIZZ de Noël : « La crèche des peintres »
Êtes-vous capables de reconnaître les grands peintres…
…qui vont vous raconter cette histoire sur grand écran.

( Avez vous reconnu le siècle ? le nom du peintre ? — Faites le TEST ! —vous avez la légende de chacun de ces chefs-d’œuvre en dessous … )


1— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 » Maintenant, Seigneur ! tu peux laisser ton vieux Serviteur s’en aller dans la Paix, puisque mes yeux ont vu ton sauveur… le Salut que tu préparais pour tous les peuples. »

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17ème siècle hollandais : Le dernier ( et le plus beau ) tableau de Rembrandt peint juste avant sa mort : La présentation au Temple.  Le vieillard Syméon prend dans ses bras l’enfant Jésus que ses parents apportent au Temple de Jérusalem. Il était certain qu’il ne mourrait pas… avant d’avoir vu le Messie…


2— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 » Et tu l’appelleras Emmanuel, c’est-à-dire : Dieu avec nous « 

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XVIème siècle – Florence – une merveilleuse œuvre poétique de Leonard de Vinci  ( une sanguine? un dessin avec aquarelle? qu’en pensez vous ? )  : Marie présente l’enfant Jésus à sa cousine Elisabeth et à son cousin Jean-Baptiste « celui qui prépare les chemins du Seigneur »


3— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Je ferais de Toi  la Lumière des Nations, pour que mon Salut parvienne jusqu’aux extrémités de la Terre ! » Prédiction du prophète juif, Isaïe, cinq siècles avant le Christ…

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XXème siècle – Russie puis Paris … Marc Chagall médite sur la Torah, le rouleau qui contient toutes les paroles prophétiques de la Bible juive. A ses côtés, un animal tout prêt à être sacrifié… et un violon pour donner du sens à « la mélodie secrète de l’Univers… »


4— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :

 »  Elle répondit : Je suis la Servante du Seigneur ! Qu’il me soit fait selon votre Parole ! « 

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XVème siècle – Couvent San Marco à Florence – Toute la douceur poétique du peintre dominicain, Fra Angelico… Marie accepte de porter le Sauveur du monde. Au fond, à gauche,  on aperçoit l’Ange qui chasse l’Homme et la Femme de ce beau jardin pour lequel nous étions faits (et que nous continuons à saccager) : le Paradis terrestre, lost paradise…


5— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :

 »  Elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux à l’auberge… »

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XIIIème siècle – Peinture romane d’Avia, en Catalogne – au musée d’Art roman catalan de Barcelone. Le jeune Picasso méditera longuement devant ces magnifiques peintures romanes : stylisées, avec de grands aplats colorés expressifs, se jouant de la perspective pour mieux se concentrer sur l’émotion…

6— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :

 »  Cette nuit-là, tout autour de Bethléem, il y avait, dans les champs, des bergers qui gardaient leurs troupeaux »

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XIXème siècle – France  – A Barbizon, sous la splendeur de ce ciel étoilé ( qui va inspirer beaucoup Van Gogh ) le peintre Jean-François Millet médite le message biblique, devant les bergers, dans la plaine de l’Angélus.  » Est-ce assez beau tous ces êtres mystérieusement unis aux choses qui les entourent ? »

7— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :

 »  Loué sois-tu, mon Père, que toutes ces choses soient restées cachées aux sages et aux savants, … et qu’elle soient révélés aux tout-petits. »

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Lorraine XVIIeme siècle.  Georges de la Tour. Ce peintre du clair-obscur, admiré par le Roi Louis XIII,  peint ici l’adoration des bergers.   Au milieu des pauvres qui l’accueillent, ce petit enfant est déjà « lumière » pour tous les peuples de la terre. Tendant son cou au dessus de la paille de la crèche, un petit agneau , promis lui aussi au sacrifice, semble nous dire : « le plus grand amour, c’est d’offrir sa vie pour ceux qu’on aime.

8— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :

 »  Lorsqu’ils virent l’Enfant, ils éprouvèrent une très grande joie. Alors, s’agenouillant devant lui, ils lui offrirent leurs cadeaux : de l’or, de la myrrhe et de l’encens.« 

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XVème siècle – Florence – Dans le palais des Médicis, le peintre Benozzo Gozzoli , élève de Fra Angelico, évoque ici toutes les splendeurs du quattrocento florentin. Les richesses venues du monde entier sont offertes à ce petit enfant mystérieux, dans une pauvre étable. — Qui sont « ces mages astronomes, venus d’Orient » ? — Quel est le message secret qu’ils ont lu dans les étoiles, et qui les a conduits jusqu’à cet enfant ? — L’amour est-il le point d’achèvement du Cosmos ?

9— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Ne retournez pas chez le roi Hérode, car il veut faire du mal à cet enfant ! « 

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XIIème siècle – Sculpture romane :  « le sommeil des mages ». Dans la salle capitulaire de la cathédrale d’Autun, la douceur poétique du maître d’œuvre  Gislbertus d’Autun. pour évoquer le mystère de nos rêves… L’ange montre l’étoile du Salut aux trois rois mages, endormis sous leur belle couverture brodée…  Dans un monde déchiré par la violence, est-il possible de ne pas se faire complice des crimes ?  » Alors, avertis en rêve de ne pas retourner chez Hérode, ils rentrèrent chez eux par un autre chemin. »

10 — Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Lorsque vous aurez trouvé cet enfant, leur dit le roi Hérode, avertissez moi !  …pour je puisse, moi aussi, aller l’adorer ! »

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XVIIème siècle – Nicolas Poussin –Le massacre des innocents. Le grand peintre du classicisme français abandonne ici  le calme et l’harmonie de ses compositions apolliniennes… pour évoquer le massacre des enfants de Bethléem par les soldats du roi Hérode… et la violence qui déchire l’Orient, hier comme aujourd’hui.

11— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Un cri s »élève dans la terre d’Israël, des pleurs et une longue plainte. C’est Rachel qui pleure ses enfants, et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus. »

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XXème siècle – Paris- Picasso – Maternité –  Dans le misère du « bateau-lavoir » à Montmartre, le jeune Pablo Picasso fixe sur sa toile l’inquiétude poignante des mères… au milieu de la cruauté du monde. Ce XXème siècle, qui démarre dans le culte du Progrès,  va  être le théâtre d’un déchainement de violence inouïe…  » La Création toute entière gémit, et souffre avec nous les douleurs d’un enfantement qui ne finit point. » 

12— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Réveille toi, Joseph, prend la mère et l’enfant, et pars te réfugier au pays d’Egypte, jusqu’à ce que je t’avertisse ! « 

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XVIIème siècle – Lorraine – « le songe de Joseph » Au moment où Georges de la Tour peint cette toile, Blaise Pascal est en train d’écrire « Les Pensées » : —« Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avait déjà trouvé.  »  — « Il y a assez d’OBSCURITE pour ceux qui se refusent à croire. Il y a assez de LUMIERE pour ceux qui ne demandent que de VOIR ! »

13— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Dans la nuit, Joseph se leva, prit avec lui la mère et l’enfant, et s’enfuit au pays d’Egypte « 

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XVIIème siècle – Hollande – Rembrandt – « la fuite en Egypte » — Où vont-ils, ces réfugiés, qui veulent échapper à la violence qui déchire l’Orient ?  L’Egypte, alors, c’est la Paix…  A la bibliothèque d’Alexandrie, qui recueille alors toute la science et la sagesse du monde, les savants rabbins juifs ont traduit en grec « la BIBLE des SEPTANTE » « pour que la nouvelle de mon Salut parvienne jusqu’aux extrémités de la Terre ! »

14— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Alors s »accomplit la parole du prophète : Depuis l’Egypte, j’ai appelé mon fils ! »

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XIVème siècle avant Jésus-Christ –  Egypte –  Amenophis IV honorant le Dieu unique…  Le mystique pharaon Akhenaton veut épurer la religion égyptienne et inventer le culte d’un Dieu unique… Lorsqu’il meurt, les prêtres d’Amon reprennent le pouvoir et réinstaurent les cultes des anciens Dieux. Le jeune hébreux Moïse, élevé dans le palais du pharaon et héritier de tous les trésors de la spiritualité égyptienne, va s’enfuir d’Egypte avec une poignée de fidèles…

15— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Alors Joseph revint d’Egypte, avec la mère et l’enfant, et s’installa dans la ville de Nazareth, en Galilée »

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XXème siècle – Georges Rouault – Elève de Gustave Moreau, ami de Matisse et des peintres du fauvisme;  il a voulu recréer un art chrétien, authentique, en retrouvant la spiritualité et la simplicité des vitraux romans. Il est le peintre de la contemplation douloureuse devant les douleurs de la vie. 


Vous pourrez méditer sur ces tableaux, et sur beaucoup d’autres chefs d’œuvre, en venant voir LE MYSTERE DE NOEL, le spectacle de Jean-Michel Mahenc créé en 2000 à Notre-Dame de Paris pour la célébration du millénaire.

Présentation exceptionnelle
dans la chapelle de Barbizon, de 18h à 19H,
le Vendredi 14, Samedi 15 et Dimanche 16 Décembre 2018 

— Entrée libre pour tous—

Saint Augustin : sur la mort de ceux qu’on aime…

Pierre Puget-Marseille 693-2 copieLettre de Saint Augustin pour les obsèques


« Ne pleure pas si tu m’aimes.

Si tu savais le don de Dieu et ce que c’est que le Ciel.
Si tu pouvais d’ici entendre le chant des Anges et me voir au milieu d’eux.
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les champs éternels, les nouveaux sentiers où je marche !
Si,
un instant, tu pouvais contempler comme moi
la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent.

Quoi, tu m’as vu, tu m’as aimé dans le pays des ombres
et tu ne pourrais ni me revoir, ni m’aimer 
dans le pays des immuables réalités ?

Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens
comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient
et, quand un jour que Dieu connaît et qu’il a fixé,

ton âme viendra dans ce ciel où l’a précédée la mienne,
ce jour-là tu me reverras, tu retrouveras mon affection épurée.

Crois-tu que, en entrant dans une vie plus heureuse,
infidèles aux souvenirs et aux vraies joies de mon autre vie,
je sois devenu moins aimant ?
Tu me reverras donc, transfiguré dans l’extase et le bonheur,
non plus attendant la mort,
mais avançant d’instant en instant avec toi 
dans les sentiers nouveaux de la Lumière et de la Vie.

Essuie tes larmes et ne pleure plus si tu m’aimes. »

Saint Augustin (354-430)

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« Hypocrite lecteur, mon semblable , mon frère »

Capture d_écran 2018-01-25 à 10.09.12A quoi me sert ce blog ?

Dès que je pense à toi, lecteur hypothétique (et intermittent) …de ce blog intermittent, ces vers de Baudelaire me reviennent :

« Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frêre ! « 

Après de longs travaux futiles, je reprend ce blog, parce qu’il me manque.
Mais oui ! Car j’ai un vice, j’adore lire…
…j’adore parcourir des grandes pensées, des gens érudits ou des pédagogues géniaux qui me parlent des aventures de la philosophie, de la théologie,  ou de la science… de cette longue et douloureuse et merveilleuse enquête… sur ce que nous sommes, pourquoi le monde est beau et surprenant, et pourquoi nous allons mourir.
( Vous, jeunes lecteurs, après moi ! j’espère…)

Alors, parfois je découvre un texte qui éclaire tout, un poème lumineux, un psaume émouvant, une citation tout à fait géniale… et je la recueille avec avidité;
j’essaye ( comme un avare, comme un collectionneur compulsif) de la mettre dans mes collections, en la classant, en lui donnant un titre…
…pour la retrouver plus tard, un jour, comme un diamant précieux qui m’aidera à penser et à voir plus loin dans la nuit du doute et de l’ignorance

Mon anthologie de beaux textes et citations géniales

Je vais de temps, cher lecteur, vous ouvrir ma cassette d’avaritieux… et vous montrer quelques pièces de mon trésor…
Mais à quoi nous sert d’avoir récolté des trésors de pensées, s’il ne nous sert pas à mieux penser par nous-mêmes ?

Passons au tableau !  Elève Minc ! Qu’avez vous retenu ?

Vous avez collectionné des beaux textes. Qu’en avez vous compris ? où en êtes vous dans votre propre enquête ?
C’est important de faire le point.
Nous sommes entourés d’un flux gigantesque d’informations (véridiques ou trompeuses ) et nous surfons, hébétés, sur ce tsunami boueux… sans jamais faire avancer notre propre enquête.

Que sais-je ?
Dans cette grand enquête, j’ai lu beaucoup de témoignages… est-ce que je peux témoigner moi-même de ce que j’ai vu ? de ce que j’ai compris ?


Suivez moi dans mes caves et mes coffres, si ça vous intéresse ! je commence un grand inventaire…


 

 Bernanos : PARDONNER À DIEU !

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II y a quelque part ailleurs, je ne sais où,
une maman qui cache pour la dernière fois
son visage au creux d’une petite poitrine qui ne battra plus,
une mère près de son enfant mort,
qui offre à Dieu le gémissement d’une résignation exténuée,

comme si la voix qui a jeté les soleils dans l’étendue,
ainsi qu’une main jette le grain,
la voix qui fait trembler les mondes,
venait de lui murmurer doucement à l’oreille:

“Pardonne‑moi !
Un jour, tu sauras, tu comprendras, 

tu me rendras grâce.
Mais maintenant, ce que j’attends de toi,
c’est ton pardon,
pardonne ! « 

Ceux‑là se trouvent au coeur du mystère,
au cœur de la création universelle,
et dans le secret même de Dieu.

GEORGES BERNANOS – LA LIBERTÉ, POUR QUOI FAIRE ?

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Philippe Claudel : Comment les siècles futurs jugeront-ils votre temps?

Mes lectures du jourBandeau lecture du jour
Je venais de me lever, d’écouter France Info, de m’indigner ( je ne sais plus de quoi),
de m’émouvoir (je ne sais plus de quoi non plus ), de ricaner de la sottise,
de me sentir BON, satisfait,
de me préoccuper des infimes problèmes de ma vie quotidienne,
…lorsque j’ai eu le malheur d’ouvrir distraitement un livre, et de recevoir cette gifle en pleine figure.
Merci aux poètes ( …on croirait de la prose de Rimbaud) qui, pour quelques instants, nous sortent de notre hébétude !
ET VOUS ? est-ce que, comme moi, vous vous sentez concernés par ces imprécations terribles ?


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Comment les siècles futurs jugeront-ils votre temps?

Philippe Claudel
Préambule du roman : L’archipel du chien  (2018)
(c’est moi qui ait lourdement souligné en gras les phrases qui m’interpellent.
Claudel est plus discret, …et d’autant plus féroce )


Vous convoitez l’or et répandez la cendre.
Vous souillez la beauté, flétrissez l’innocence.
Partout vous laissez s’écouler de grands torrents de boue.
La haine est votre nourriture, l’indifférence votre boussole.

Vous êtes créa­tures du sommeil,
endormies toujours, même quand vous vous pensez éveillés.
Vous êtes les fruits d’une époque assoupie.

Vos émois sont éphémères,
papillons vite éclos, aussitôt calcinés par la lumière des jours.

Vos mains pétrissent votre vie dans une glaise aride et fade.

Vous êtes dévorés par votre solitude. Votre égoïsme vous engraisse.
Vous tournez le dos à vos frères et vous perdez votre âme.
Votre nature se fer­mente d’oubli.

Comment les siècles futurs jugeront-ils votre temps ?

Philippe Claudel 2018